Université Pierre Mendès-France University, Grenoble, France | 15-16 avril '10
La FEPS soutient l'initiative de [l'Association Charles Gide] d'un colloque sur l'analyse monétaire de l'économie. Cette conférence s'inscrit dans le cadre du programme de recherche de la FEPS dont l'objectif est de redéfinir les bases théorique d'un corpus conceptuel social-démocrate dans le champ de l'économie politique.
Le colloque
L’ouvrage Marchands, salariat et capitalistes (1980) de Carlo Benetti et Jean Cartelier propose une analyse monétaire de l’économie, au sens où l’intelligibilité des phénomènes économiques n’est pas dissociable de la monnaie. En tant qu’unité de compte, elle est le mode d’expression de toute grandeur économique. En tant que moyen de paiement (libellé dans l’unité de compte), elle est le mode d’exécution des transactions associées à ces grandeurs. Unité de compte et moyen de paiement ne sont plus des « fonctions » venant se greffer sur une économie « réelle » préexistante et intelligible en dehors d’elles, mais les propriétés de base de l’économie. Conférer ainsi le primat à la monnaie s’oppose à la plupart des approches usuelles qui a contrario s’appuient sur les biens. L’hypothèse de nomenclature, souvent implicite dans ces approches, en est l’expression.
Cependant, l’analyse monétaire n’est mobilisée que par une minorité d’économistes, demeurant ainsi largement inexplorée. Simultanément, la contribution spécifique de Marchands, salariat et capitalistes à l’analyse monétaire n’a été que très peu discutée, trente ans après sa parution. L’objet ce colloque est de questionner l’analyse monétaire en général, ainsi que celle développée par Marchands, salariat et capitalistes en particulier. Les contributions sont susceptibles de s’articuler autour des thèmes suivants :
La nature et le rôle de la monnaie, l’opposition monétaire-réel.